Cryptographie : Historique
VI) Le point de vue juridique
Les gouvernements sont très méfiants en ce qui
concerne le cryptage de données, surtout sur Internet. Jusqu'à l'année dernière, le cryptage
était quasiment interdit en France. Considéré comme du matériel de guerre, les programmes de
cryptage ne pouvaient être détenus que par des personnes possédant une autorisation officielle
et laissant leur clé chez un représentant de l'Etat (notaire...).
Aujourd'hui, la législation française a rejoint
celle des Etats-Unis et la France commence à délaisser ses racines datant de la guerre froide
qui la poussaient à croire que toute personne codant des informations est un espion ou un
terroriste en puissance, et une menace pour la sécurité de l'Etat. Les systèmes de cryptage sont
désormais autorisés, mais la clé utilisée ne doit pas dépasser 128 bits ; même si on parle de
libéraliser totalement le cryptage. Les précédentes lois limitaient le cryptage à 40 bits,
autant dire bien peu de sécurité puisqu'il a suffi de 3h45 à un étudiant d'une université
américaine pour déchiffrer un message chiffré avec une telle clé lors d'un concours organisé par
une firme (encore une fois) américaine voulant démontrer l'hypocrisie des lois en vigueur. De
toute façon, l'anonymat relatif des messages sur Internet fait que ces messages, codés ou non,
ne révèlent par forcément l'expéditeur et la mafia italienne peut continuer à utiliser le PGP
pour envoyer ses messages en toute impunité, au nez et à la barbe des autorités. Encore merci
M. Zimmermann...
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